28 avril 2008
Escale...
Île du diable, échoué avarie de grand foc
Pirate sans bateau, poète sans rêves
Au coeur de l'éphémère, centre des pensées
Du sombre au rouge flamboyant, le temps s'écoule
Culture des sens au travers des sangs mêlés
Arôme des peaux salées, sucrées, mêlées
Jouer de ses doigts décadents, profondément
Au plaisir d'une aube mordorée, la nuit se retire
Avis de tempête sur ses reins dévastés
Souffle barbare, morsure à l'aune du plaisir
Dialogue des corps, au rythme meringué
Le vent sur ses seins, caresse d'éole
Etoffe du soleil au matin enchanté
La voile est hissée, le marin redressé
Partir pour toujours mieux revenir...
21 janvier 2008
L'île...
Tout d'abord pour faire court et concis, merci à tous ceux qui m'ont laissé un message suite à mon dernier post de jeudi, je crois.
Je ne vais pas m'étendre sur les pourquoi et les raisons d'un tel article, l'histoire est derrière nous, alors classons-la et passons à autre chose.
Toute la nuit, elle a dansé pour lui
Toute la nuit, la musique l'a aimée
Toute la nuit, son corps s'est déhanché
Toute la nuit, son désir s'est amplifié
Seul au bar, il l'a regardée danser
Seul au bar, il l'a regardée en musique
Seul au bar, il l'a vue le provoquer
Seul au bar, son désir a gonflé
Autour d'elle, des regards qui s'accrochent
Autour d'elle, des mains qui la frôlent
Autour d'elle, des mots qui se perdent
Autour d'elle, tant de monde et personne
Devant lui, ces regards qui la déshabillent
Devant lui, des gestes qui s'égarent
Devant lui, comme une histoire sans paroles
Devant lui, elle, seulement elle, son île...
Au matin, elle le rejoint, toujours assis
Au matin, il la serre contre lui, sans bouger
Au matin, elle se donne, il la prend
Au matin, à peine se souvient-il
Au matin, naufragé volontaire sur son île...


