05 juin 2008
Nuit indienne
Les guerriers à la grande lune étaient partis chasser le bison
Langue agile, gardait le tipi et surveillait les papooses un brin délurés
Son guerrier Coeur de bison, lui manquait le soir, aprés la veillée
Ce soir-la, après le repas pris autour du feu, la nuit était chaude
Langue agile, femme du chef, donnait ses consignes
Les papooses se couchèrent en râlant, sous le grand tipi
Puis peu à peu le silence se fit dans le camp
Seul quelques chiens errants, couraient autour du totem
Langue agile, avait chaud, trop chaud, chaleur étouffante dans la prairie
Elle prit son couteau et descendit vers la rivière, pour s'y baigner
Elle pensait au corps de son guerrier, dur et tendre à la fois
Elle était toute proche de la rivière, maintenant
Elle ôta sa tunique, toujours nue dessous, la lune se pencha pour la regarder
Elle plongea gracieusement dans l'eau fraîche, qui tendit la pointe de ses seins
Elle nagea, plusieurs longueurs, d'un crawl tout en souplesse
Elle revint au rivage, sortit de l'eau, offrant sa croupe majestueuse aux poissons volants
Elle s'allongea sur l'herbe grasse de la berge, fermant les yeux, toujours nue
C'était coeur de bison qui lui avait donné ce nom de langue agile
Elle venait d'avoir 15 printemps, elle l'avait retrouvé une nuit d'été
Près de cette même rivière, sa langue avait fait saillir, le jeune guerrier
Goûtant le plaisir, semence de son désir, étoilant le noir de ses nattes
Quelques lunes plus tard, la jeune squaw, avait testé son agilité différemment
Les guerriers partis sur le sentier de la guerre, papooses pas encore programmé
Avec son amie, cuisse ailée, elle s'étaient aventurés, sur un chemin de traverse
Cuisse ailée au matin en repartant souriante vers son wigwan, lune blanchâtre
Lui a glissé qu'elle portait vraiment bien son nom, chamane qui s'en dédit...
Elle resta longuement, nue sur cette herbe, les yeux ouverts vers le ciel
Seul témoin cette nuit-là de sa nudité, offerte au vent de la plaine
Alors pour s'apaiser et retrouver, courant dans les plaines, son guerrier
Elle se donna à la nuit, entièrement, son cri rida la rivière... longuement jusqu'à lui
02 avril 2008
Morpheus...
J'ai rêvé d'un parking, ou la nuit se mélange au jour
Où les anges dévoilent leur décor, au sein de leurs corps.
J'ai rêvé d'une plage, chambre d'une nuit
Où le sommier-sable se recouvre de l'onde salée
J'ai rêvé de ses seins nus sous le cuir, pointes durcies
Au volant d'une voiture aux sièges de velours
J'ai rêvé d'une promenade aux nuits parisiennes
Dévalant les artères désertes, rouges des lumières de club
J'ai rêvé d'une chambre d'hôtel aux murs de papier
Simple étape sensuelle sous la chaleur de mes doigts
J'ai rêvé de photos volées, au désir de mes nuits
Musique de murmures intimes au son assourdi
J'ai rêvé de jeux, partagés, retrouvés, toujours renouvelés
Imagination débordée, sans fumée, sourire consommé
J'ai rêvé de dentelles, posées, déposées noire ou blanche
Parure de soie sur un corps dentelé aux ombres alanguies
J'ai rêvé...ou pas ???
D'après vous ?
21 mars 2008
Mathématiques Souterraines...
L'ascenseur de 22h43 en exil sur planète fantôme
Orphée nonante nuit dans la maison borniol
113ème cigarette sans dormir pour la groupie 89 au turbo 6
Les autoroutes des jeudis d'automne en septembre rose
La vierge au dodge 51 hurle " Was ist das Rock'n Roll..."
Méthode de dissection du pigeon à Zone-la-ville
Comme un bipède à station verticale, tita dong dong song
Simplement je t'en remets au vent...
La ballade d'Abdallah géronimo cohen, un automne à Tanger
Alors que les mouches bleues volent autour de la cancoillote
Dans quel état terre, jolie petite Sweet amanite phalloïde queen
Narcisse 81 perdue avec les dingues et les paumés
Seule, des adieux, quitte la zone chaude, môme
Juste un exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable
Lorelei sebasto cha contre la philosophie du chaos
Ou simplement le chaos de la philosophie
Talking avec la fille du coupeur de joint...
02 mars 2008
Pub sans détour...
Nuit qui s'avance, bars qui s'allument, ciel qui s'éteint
Elle est la, comme une incongruitée, un rubis dans un monoprix
Il l'accompagne, asocial, peau-rouge chez les tuniques bleus
Elle l'a traîné dans le creux d'un pub, poisson d'eau douce, en pleine mer
Seuls au milieu de la foule, inconnus, incognitos
Mon regard croise le sien, ses yeux mitraillettes, tirent vers mon coeur
Lui, largué, commande deux perriers au pays de la guiness, tranche de citron sans Corona
Brush parfait, ses yeux verts scintillent, souriants sous les néons
Les mecs la matent, sans vergogne, la déshabillent, l'imaginent nue, vestale
Elle joue de ses atouts, de ses atours, soufflant le soufre du désir
Sa bouche pleine, aux lèvres gonflées, écrin fellateur, joliment maquillé
Cette bouche, fantasme les plus timides, solo de guitare latino
Jean taille basse, qui cache à peine ce string noir qui pare sa cambrure
Elle promet une nuit en enfer, boire entre ses seins, voilés, dévoilés
Guitare qui sature, riff qui déchire la nuit, sang qui bouillonne
Elle est prête à offrir ses courbes a leurs regards maléfiques
La nuit donne au rock sa musique sensuelle, sa danse sexuelle
Elle sur la piste, ses courbes sous mes mains qui s'accrochent
La bière qui déshinibe, ses seins qui se dressent et qui pointent
Elle qui a oublié qu'il est toujours là, et elle s'en fout d'ailleurs
Lui qui s'ennuie, et n'aspire qu'a rentrer, faire crisser son tuning
Elle sur la piste, une amie, jolie black, bouée de sauvetage de sa nuit
Retour vers lui, quelques mots, il s'en va, tuning solitaire
Elle au téléphone souriante qui tape un numéro, mon portable qui s'allume...
21 janvier 2008
Le talisman...
Elle est venue comme un cadeau
Presque à dos de chameau
Elle est venue avant Noël
Sans la hotte du père Noël
Elle sourit parfois aux anges la dérange
Quand le sommeil
Elle
La nuit noire est sa pénitence
Elle se meurt chaque jour
Aux mots de son amour
Elle se meurt de l'attendre
Revivant à ses mots tendres
Elle danse aux mots qu'il lui dit
Quand le vert de ses yeux luit
Elle danse au désir de son cœur
Quand il lui conjugue le bonheur
Elle raconte à la lune...
Je me souviens...
Je me souviens de son regard vert,
Je me souviens de la chaleur de sa peau,
Je me souviens de son doux parfum,
Je me souviens c'était un matin...
Je me souviens de ses cheveux, qui me caressaient,
Je me souviens de son sourire, dents du bonheur,
Je me souviens de sa crinière blonde, jolie lionne,
Je me souviens midi était déjà passé...
Je me souviens de ce regard mélancolique,
Je me souviens de ses bruits du passé,
Je me souviens de ces larmes qui perlaient,
Je me souviens la nuit tombait...
Je me souviens de ce rire qui roulait,
Je me souviens de ces baisers enflammés,
Je me souviens de ses lèvres sur mon corps,
Je me souviens minuit s'approchait...
Je me souviens de ce lit au drap bleu,
Je me souviens du désir de ses yeux,
Je me souviens de ma main sur sa joue,
Je me souviens c'était hier, avant-hier et demain...
Je me souviens de ce regard aux yeux verts,
Je me souviens de son sourire un peu triste,
Je me souviens quand je suis reparti,
Je me souviens de ses larmes qui coulaient...
La dame en rouge...
Rendez-vous sortie de métro Auber, vent glacial qui s'engouffre dans les boulevards.
Je sors dans la rue, je l'aperçois dans son grand manteau rouge.
Elle fend la foule, en souriant, s'approche doucement.
Je la regarde venir à moi, au milieu de tous ces badauds.
On voit ses cuissardes noires sortir de sous le manteau.
Je la serre dans mes bras, lui glisse un léger baiser dans le cou.
Le vent froid nous pousse, vers l'opéra Garnier et La Madeleine.
Arrivés près de l'opéra, elle dégrafe mine de rien son manteau...
Comme prévu elle est entièrement nue dessous, rien, même pas de bas.
Avec un sourire coquin, elle le referme.
Nous marchons encore, un bon moment, regardant les vitrines.
Ma main s'attarde sur ses courbes nues, insolentes.
Je la prends par la main et l'emmène chez Angelina, prendre un chocolat chaud.
Le salon de Thé, est bondé, petite place au fond.
Ses jambes nues sortent jusqu'à mi-cuisse, du manteau.
Je prends son appareil photo, qu'elle à emmené comme toute bonne provinciale.
Elle ouvre le haut du vêtement, découvre sa poitrine, que je mitraille...
Je lui fais signe de se lever, face à moi, dos aux autres clients.
Elle ouvre grand le manteau et je la photographie complètement nue...
Je sens que le jeu l'amuse...
Nous prenons des dizaines de photos, dans des poses différentes.
La nuit tombe sur Paris, le froid est encore plus fort.
Le métro est bondé, je glisse ma main à l'intérieur du manteau.
Je caresse son sexe trempé, serré contre elle, au milieu de la foule
Je la vois jouir sous mes doigts, ses yeux ne mentent pas.
Je porte ma main à sa bouche, elle sourit et l'embrasse délicatement.
Au sortir du métro, nous n'avons jamais pu attendre d'arriver à l'hôtel.
Il y a plein de portes cochères autour de la place des Vosges...
Porte fermée...
C’est une image chez Cheyenne qui m’a rappelé ce souvenir, pas si lointain, mais enfoui au fond de ma mémoire.
Formation à Paris en octobre 2005, on se retrouve entre collègues, le soir on part diner du côté de St-Germain.
On mange bien et à volonté, c’est la boite qui paye…
Restau sympa, gavé, serveuse adorable, joueuse…
Le vin un nectar… 2 bouteilles de St-Estéphe 1990, je te dis pas !!!
Le repas prend fin, la on est bien, on peut commencer à se lâcher…
Finalement on est que 2 à être bien, puisque tous les autres rentrent au dodo !!
Salut les poules, les mains sur les draps, pas dessous…
On commence à tourner rue de la soif : la bodega, le purdey, le birdy…
On passe chez Castel ( eh provincial peut-être… mais j’ai mes entrées…) on croise une ancienne Miss France qui part se taper un vieux
D’ailleurs y a que des vieux chez Castel, ce soir la, on se casse boire une bière au Bedford
On rencontre des mecs de chez nous, on parle philo arrosée de champagne
La philo est de plus en plus ovale, on refait le monde du rugby
Pour finir au Pousse au crime, 2 personnes au m2, chaleur à crever
Musique à donf, chanson reprise à tue-tête et jus de houblon qui ne cesse de couler
4 heures du matin, on rentre, taxi boulevard St-Germain
Retour à l’hôtel juste derrière la place Bauveau
Je m’endors plus vite que je me déshabille, c’est une habitude chez moi !!!
Je me réveille, je suis dans un état proche du comateux, faut que j’aille au toilettes, ça presse !!!
Je ne trouve pas la lumière, j’ouvre la porte, tiens les chiottes sont allumés, ça pique les yeux
Alors la pendant 30 secondes à 1 minute au moins, les neurones qui tournent…
Et la tu te réveilles… t’es à poil sur le palier de ta porte, dans le couloir de l’hôtel à 5 heures du mat et ta porte elle s’ouvre pas de l’extérieur !!!
Et t’es encore plus con quand tu t’aperçois que tu tambourines sur une porte de chambre…vide, pour qu’on t’ouvre !!!
Tu dégrises d’un pet, comme ça, claquement de doigt
Bon, et la on fait quoi ???
Je descends à la réception à poil en disant que malencontreusement, je me croyais chez moi et que j’ai pris la porte d’entrée de la chambre pour celle des W-C
Non !! Ça ne le fait pas le truc…
Euréka !!! Je descends chez mon pote de beuverie, 2 étages plus bas, en priant de ne croiser personne.
Je frappe lourdement (tu m’étonnes…) à sa porte, il ouvre…
Je vous laisse imaginer la tête du mec que tu réveilles à 5 heure du mat et qui se retrouve devant un mec tout nu, essayant de cacher maladroitement une virilité mal en point
Et le seul truc que j’ai trouvé à lui dire, parce que l’envie , elle, ne m’avait toujours pas quitté
« T’as des chiottes ? » et j’attends même pas la réponse, pour foncer au petit coin et me soulager.
L’autre éberlué me voit m’allonger sur le lit et me dis « T’es pas venu ici exprès a poil pour pisser dans mes chiottes ? »
Me voila lui raconter l’histoire, il me traite de grand malade et on s’endort cote à cote.
Le lendemain (façon de parler…) au réveil, on appelle la réception pour qu’il nous envoie quelqu’un avec un passe, pour ouvrir ma chambre.
Une femme de ménage tape à la porte, mon pote ouvre la tête en vrac, moi je suis toujours allongé sur le lit, nu avec juste un bout de drap pour couvrir mon oriflamme…
La femme de ménage, nous regarde suspicieusement, nous prenant pour d’infâmes sodomites exhibitionnistes…
Mon collègue essaye tant bien que mal, de lui expliquer la raison de ma présence dans son lit et en désespoir de cause, me tend une minuscule serviette de bain pour me couvrir et me dit de dégager.
Je remonte en me cachant tant bien que mal, avec la femme de ménage, jusqu’ à ma chambre qui comme sésame s’ouvre avec le passe, j’ai jamais été aussi heureux d’y pénétrer.
La femme de ménage se retire, mais je crois bien qu’avant de partir elle à jeté un coup d’œil connaisseur sur mes fesses voyageuses…
Le parking des anges...
Le parking un matin, plongé dans la pénombre
Le
On dirait que les voitures somnolent aussi
Parking à ciel ouvert, désert, l'aéroport dort aussi
Ciel chargé, lourd d'orage, chaleur moite
Les vêtements collent à la peau, trempés
La musique s'allume, presque par enchantement
Un rythme techno, saccadé, à grands coups de rythmique
Le temps semble s'arrêter, peut-être l'est il vraiment ?
Les nuages dessinent des anges dans les cieux
Anges protecteurs, anges gardiens de ce territoire
L'obscurité se fait plus complète, plus sombre encore
La musique bat le rythme de ce petit matin
Les paroles inaudibles au commun des mortels
Ces paroles font seulement rougir les anges
Bien plus tard, quand ils osent rouvrir les yeux
Ils ne virent que deux feux stop, s'allumer au loin
La musique avait disparu, le silence régnait
Seules subsistaient, les traces d'un corps sur une voiture
Traces qui semblaient avoir été laissées par un ange
Comme un mirage, une simple image...












